Consulat de Grèce à Lille

 

 

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Informations nationales

 

Du 30 janvier au 14 février 2020

 

 

LA GRECE ET LA FRANCE

 

Macron: La France soutient la Grèce, Chypre, quant au respect de leur souveraineté dans leur espaces maritimes

"Nos deux pays sont liés par une même vision", a dit le président le président de la République française, Emmanuel Macron, durant les déclarations communes avec le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, après leur réunion à l'Elysée. "Nous avons échangé sur les questions de sécurité, notamment sur la situation de la Méditerranée orientale, du Proche et du Moyen Orient" a indiqué le président français, réitérant les positions constantes de la France "fermement rappelées dans le cadre de l'UE et de l'OTAN. La France soutient la Grèce, Chypre, quant au respect de leur souveraineté dans leur espaces maritimes, en condamnant avec nos partenaires européens les intrusions et provocations de la Turquie a cet égard. A ce titre nous avons évoqué de nouveau l'accord récemment signé entre le gouvernement d’entente nationale libyen et la Turquie, pour le condamner avec la plus grande fermeté". Il s’est ensuite référé au partenariat stratégique de sécurité, convenu entre les ministères de la Défense et des Armées. Il s’agit, selon M. Macron, “d’une coopération industrielle renforcée et des opérations communes, maritimes comme terrestres, que nous sommes entrain de finaliser. Ce partenariat pourra être progressivement ouvert à d’autres pays de la région, il n’est tourné contre personne, mais il doit permettre d’assurer la pleine sécurité d’une région stratégique pour l’Europe et au-delà”. Concernant les relations économiques bilatérales, le président français a dit que celles-ci "sont anciennes, ancrées, et les entreprises françaises ont su rester aux côtés de la Grèce pendant la crise économique et financière. Mais elles doivent désormais faire davantage pour accompagner la reprise, accélérer la hausse des investissements qui forment en quelque sorte un nouveau chapitre de l’histoire de votre pays et de nos relations". "La aussi", a-t-il poursuivi, "vous pouvez compter sur notre engagement". Il a parlé des échanges tenus avec les entreprises françaises, lords du forum d'affaires organisé par la Chambre de commerce franco-hellénique mercredi à Paris. "Je vous remercie d’avoir déployé cinq de vos mistres lors du forum. Nous allons poursuivre cet engagement commun". Sur le dossier de la migration, M. Macron a indiqué que les deux pays ont "une vision profondément convergente. Je sais combien la Grèce est confrontée à une situation difficile en ce moment. La France sera a vos côtés dans ce moment d’urgence en accueillait 400 personnes en besoin de protection, et en déployant des soutiens très concrets", ajoutant que "nous souhaitons ensemble faire avancer les réformes indispensables en la matière". Concernant le nouveau pacte européen sur l'asile et l'immigration, M. Macron a expliqué qu'il souhaite que celui-ci "puisse être adopté rapidement pour que l’Europe se dote enfin, cette année, d'une politique migratoire commune, en renforçant la protection de ses frontières, en définissant mieux la responsabilité des pays de première entrée et en organisant une solidarité efficace dans l'accueil des refugiés, qui doit prévoir une solidarité automatique avec les bons mécanismes qui la rendront acceptable partout, et en fixant des règles d’asile communes identiques". L'autre sujet "crucial", sur lequel il faut, selon le président français, "avancer de manière unie et efficace", est la relation au Royaume Uni. Il a indiqué que le départ du Royaume Unie de l'UE est un “échec et une leçon pour nous tous européens”. "Nous devons surtout regarder l’avenir pour le RU mais avant toute chose, pour l’UE, son unité, sont intégrité et nos avancées futures. Le RU, s’il quitte l’UE, ne quitte pas l’Europe. (…) Il nous faut bâtir un nouveau partenariat, très étroit, en matière de défense, de sécurité, de commerce, et cette relation devra renforcer l’UE et non l’affaiblir. Nous devons construire une Europe plus forte, plus souveraine, plus efficace", a expliqué M. Macron. “La Grèce et la France sont au rendez-vous de l’engagement européen", a-t-il dit, et, s'adressant au premier ministre grec, il s'est félicité des échanges qu'ils ont, "depuis le début", ajoutant qu'ils continueront "à échanger ainsi pour partager, avancer, multiplier les rendez-vous. Je souhaite pouvoir me rendre en Grèce prochainement pour fêter les rendez-vous historiques qui ont toujours vu la France aux côtés de la Grèce". "Nos deux peuples ont toujours été lucides sur l’histoire. C’est aussi pour cela que nous nous tiendrons côte à côte", a enfin déclaré le président de la République française.

 

Les 13 intentions du partenariat économique franco-grec

Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et les ministres grecs des Finances, Christos Staïkouras, et du Développement et des Investissements, Adonis Georgiadis, ont signé à Paris une déclaration commune relative au partenariat économique franco-grec. La déclaration souligne la volonté de renforcer la coopération dans le domaine de l'économie, afin d'exploiter les opportunités de croissance et de promouvoir le développement de nouveaux investissements des deux côtés. Précisément, les ministères des Finances, du Développement et des Investissements de la République hellénique, et le ministère de l'Economie et des Finances de la République de France, déclarent leur volonté commune:

1. D'intensifier les investissements d'entreprises françaises en Grèce, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie agro-alimentaire, du tourisme et des infrastructures, à travers le programme des privatisations et des concessions, qui contribuent à l'intégration de la Grèce dans les grands réseaux européens.

2. De soutenir des investissements d'entreprises grecques en France

3. De poursuivre la coopération technique dans le domaine de la réforme et de la simplification administrative, mais aussi les domaines de la fiscalité, des douanes et de l'économie numérique qui contribueront à améliorer l'environnement entrepreneurial, le commerce et les opportunités d'investissements

4. D'élargir le champ d'application de la coopération technique bilatérale en recherchant des domaines stratégiques pour la croissance économique et la compétitivité, tels que l'agriculture, l’environnement, le tourisme et l'environnement entrepreneurial

5. De soutenir la Banque de développement grecque, ayant comme base sa coopération avec Bpifrance

6. De faciliter la définition d'entreprises grecques et françaises et d'institutions financières qui veulent participer dans la coopération franco-grecque

7. De développer, avec le secteur privé, un partenariat élargi de Recherche et Développement dans des domaines stratégiques pour les deux pays et d'intérêt commun

8. De renforcer la coopération franco-grecque dans le domaine du climat et de l'environnement, en matérialisant l'ambition qui découle du Pacte vert européen, en définissant un accord de coopération sectorielle

9. De renforcer le transfert et le développement de savoir-faire dans le budget “vert” du gouvernement central et le financement “vert”, pour remplir les objectifs du Pacte vert européen

10. De développer la coopération en matière de tourisme, dans les domaines du tourisme thématique, médical, de santé, gastronomique, environnemental et culturel

11. De soutenir les thèses communes sur la future Politique agricole commune, notamment en promouvant le budget pour soutenir la transition agro-écologique et l’adaptation au changement climatique

12. De travailler pour la création, en Grèce, d’un établissement d’enseignement pour les professions numériques, et de soutenir la création d’écosystèmes locaux dans les domaines numériques

13. D’assurer le suivi des actions de coopération entreprises au titre de la présente Déclaration, à travers des réunions régulières, avec la participation des différentes parties intéressées, publiques et privées, des deux pays avec une consultation préalable, et en entretenant des contacts commerciaux réguliers entre les communautés entrepreneuriales.

 

Hadzidakis à Paris: D’importantes opportunités d’investissements créées en Grèce

Le ministre de l'Environnement et de l'Energie, Costis Hadzidakis, a présenté les opportunités d’investissements dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, dans le cadre du forum d'investissement organisé à Paris par la Chambre de Commerce et d'Industrie franco-hellénique, intitulé "Grèce, partenaire majeur du Sud-Est européen. La confiance renaît". elon le ministre, la politique du gouvernement pour les sources d’énergie renouvelables, l’électro-mobilité, l’économie d’énergie, la  suppression du lignite et la gestion des déchets crée d’importantes opportunités d’investissements. Hadzidakis a noté que les relations traditionnellement étroites entre la Grèce et la France ne sont peut être pas une raison suffisante pour investir en Grèce, puisque les investisseurs apprécient beaucoup -et cela dans tous les pays- le facteur “bénéfice”. Dans ce contexte, il a souligné que la Grèce offre d’importantes opportunités d’investissement, en laissant derrière la crise et en ayant un gouvernement stable favorable aux investissements et à l’entrepreneuriat. Il a conclu en disant que les Chinois qui ont investi en Grèce les années précédentes ne l’ont pas regretté, et que la voie pour les investisseurs français est ouverte à tous les niveaux en Grèce. urant sa visite dans la capitale française, le ministre a eu des rencontres bilatérales avec des directeurs généraux et des cadres supérieurs de grandes entreprises qui s'activent dans les domaines de l'environnement et de l'énergie, telles que: EDF, RTE, TOTAL, IMERYS, ENGIE, AKUO ENERGY, EREN, VALOREM, EIFFAGE et VINCI ENERGY. En parallèle, M. Hadzidakis a visité les bureaux et les centres de gestion de déchets des entreprises SUEZ et VEOLIA.

 

Petsas: Nous voulons la coopération avec la France

Toute coopération avec la France est encore un mécanisme dissuasif aux provocations de la Turquie dans la Méditerranée orientale, a dit le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas, à la chaîne “SKAI TV”, à l’occasion de la visite du premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, à Paris. La France a aussi des intérêts non seulement dans les régions où nous avons procédé à des recherches d’hydrocarbures au Sud de la Crète, mais aussi dans la ZEE chypriote. Par exemple, dans la parcelle 8 de la ZEE chypriote, une des entreprises licenciées est l’entreprise française TOTAL. Nous voulons donc la coopération avec la France”, a-t-il noté, ajoutant que l’accord de modernisation des avions Mirage a été approuvé par le Parlement. Concernant la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux et le désaccord des Français, il a exprimé l’espoir qu’il y aura des convergences au prochain sommet de l’UE en mars, puisque, a-t-il dit, la perspective européenne stable des Balkans occidentaux sera dans l’intérêt de l’Europe.

 

Petsas: Le gouvernement procède à la réduction de la TVA sur les médicaments et les services liés au cancer

"Le gouvernement procède à la réduction du coefficient de la TVA sur les médicaments et les services liés au cancer", a déclaré le porte-parole du gouvernement, durant un briefing à la presse. Un amendement a déjà été introduit au Parlement par le ministère des Finances en coopération avec le ministère de la Santé. Concernant l'affaire migratoire, il a dit que la politique a changé pour la meilleure protection des frontières, l'accélération des procédures d'asile, l'augmentation des retours et la création de "structures fermées". M. Petsas a noté que le gouvernement a fait lundi un pas significatif dans son plan "de fermer les structures anarchiques actuelles et de créer des structures fermées contrôlées". "Des structures similaires, près des structures existantes seront créées aux îles de Leros et de Cos, sur des terrains appartenant à l'Etat grec", a dit le porte-parole du gouvernement. "Ces structures appliqueront des règles strictes, tant en termes de fonctionnement que de déplacement des personnes hébergées. Les sorties se feront par carte pour une certaine période de temps et elles seront interdites le soir. Toute violation des règles intérieures affectera négativement la demande d'asile et accélérera la procédure de retour de tout contrevenant. Aussi, nous procédons à l'élaboration d'un registre spécial d'enregistrement des ONG, pour contrôler l'action des centaines d'ONG qui opèrent dans notre pays", a-t-il dit. Se référant à la question de la suppression du lignite, il a dit: "Nous savons tous que la Macédoine occidentale et Mégalopolis dépendent du lignite depuis des décennies. Par conséquent, la suppression du lignite ne constitue pas uniquement un changement des moyens de production d'électricité, mais un autre modèle de vie". Il a noté que le gouvernement comprend les inquiétudes des habitants, des travailleurs et des acteurs de la région concernée, et a confirmé qu'ils travaillent pour un nouveau cadre de développement durable dans la région, pour un Programme national de transition juste à l'ère post-lignite. "Nous sommes aux côtés des sociétés locales pour les soutenir, avec plan et solidarité afin d'aller ensemble de l'avant. Et pas vers l'arrière", a dit M. Petsas.

 

Le gouvernement présentera un nouveau cadre pour la protection de la résidence principale, selon le ministre des Finances

Le nouveau cadre de protection des résidences principales sera basé sur quatre axes, a indiqué le ministre des Finances, Christos Staïkouras, sur la chaîne “OPEN TV”. Il a dit que ces axes seront: un seul plan de protection unique au lieu des 8 qui existent aujourd’hui, une deuxième chance pour des citoyens et des entreprises qui ont été frappés par la crise durant décennie précédente, exposer les mauvais payeurs stratégiques et offrir un soutien aux ménages vulnérables. M. Staïkouras a dit que cette mesure sera réalisée à la fin du mois d'avril ou plus tard "lorsque nous serons prêts", et a dit que plus de détails seront fournis à l'avenir. Le ministre a dit que le plan de protection de la résidence principale a été prolongé jusqu'en mai, et a réitéré qu’il existe un cadre européen spécifique adopté en 2019 pour mettre fin à cette protection, puisqu’il n’y a nulle part en Europe un tel plan. Il a invité les citoyens à utiliser la plateforme existante jusqu’au 1er mai. “Tous ceux qui ont des problèmes peuvent être inclus dans le système et sauver leur maisons”, a-t-il dit, soulignant qu’il y aura à partir du 1er mai un “cadre de soutien aux ménages vulnérables, mais pas dans sa forme actuelle”. Concernant les ventes aux enchères de saisies immobilières, il a dit qu’elles se passaient avant la crise et qu’elles continueront à se faire à l’avenir, ajoutant que le gouvernement et le parti principal d’opposition n’ont pas eu une approche différente à ce sujet. M. Staïkouras a dit que la cotisation de solidarité sera réduite quand le gouvernement aura assuré un espace budgétaire en 2020, probablement à la fin du 1er trimestre, en avril. Il a souligné que l’objectif du gouvernement est d’utiliser 70% de l’éventuel espace budgétaire pour réduire des impôts. Le ministre a annoncé des grands changements dans les taxes foncières pour les rendre plus équitables et a déclaré que le ministère introduira une nouvelle législation conçue pour lutter contre l'évasion fiscale et la contrebande de tabac, de carburant et d'alcool.

 

Hadzidakis: Le gouvernement est déterminé à résoudre le problème de la gestion des déchets dans toute la Grèce

“Le gouvernement est déterminé à procéder rapidement et de manière décisive vers une solution horizontale pour la gestion des déchets dans toute la Grèce”, a déclaré le ministre de l’Environnement et de l’Energie, Costis Hadzidakis, durant la présentation du Plan de gestion des déchets solides de la région d’Attique, par le chef de Région, Georges Patoulis, au Palais Zappion. “Le début doit être fait par le « trou noir » de la région d’Attique, qui collecte 40% des déchets du pays, et qui a considérablement pris du retard dans leur gestion, par rapport à d’autres régions grecques”, a indiqué M. Hadzidakis, exprimant son soutien absolu pour l’application du plan. M. Hadzidakis a eu l’opportunité de constater le modèle européen d’une gestion intégrée des déchets, lors de sa visite à Paris, dans le cadre de la délégation gouvernementale présidée par le premier ministre. Le ministre grec a visité deux unités françaises de gestion intégrée des déchets, parmi les 140 unités qui existent en France.

 

Staïkouras: Le gouvernement cherche à préserver l'activité de LARCO et trouver un investisseur privé

Le gouvernement ose traiter les problèmes que créent pour l'économie grecque les "plaies" de l'Industrie aérospatiale hellénique (EAB), des chantiers navals de Skaramagas, de LARCO S.A. (entreprise minière et métallurgique grecque), et de l'Industrie de véhicules hellénique (ELBO), a souligné le ministre des Finances. S'adressant au Parlement, durant le débat sur un projet de loi, M. Staïkouras a dit: "Ce sont quatre affaires difficiles, que nous ne balayons pas sous le tapis, qui ont accumulé des dettes de plus de 2,5 milliards d'euros, l'équivalent d'une taxe sur la propriété privée (ENFIA)". Il a présenté les actions du gouvernement pour ces entreprises, et particulièrement LARCO, qui est comprise dans le projet de loi débattu. "Nous cherchons à préserver l'activité de LARCO et à trouver un investisseur privé. Notre objectif est de créer les conditions pour des investissements de modernisation et de développement de l'entreprise, en faveur des travailleurs, de la société locale et de l'économie nationale. Notre plan évite le scénario de faillite irrégulière, alors que la désignation d'un gestionnaire spécial ne signifie pas l'arrêt de fonctionnement, ni la fin des contrats", a dit le ministre des Finances. M. Staïkouras a indiqué que pour la première fois ces dernières années, LARCO est subventionnée de 35 millions d'euros pour payer la consommation d'électricité, les carburants et les matières premières, ainsi que les rémunérations des contractants et du personnel. Concernant l'intention de réduire les coûts salariaux en moyenne de 25%, il a dit que ce n'est pas juste pour les contribuables de payer la totalité du coût du plan de sauvetage. Les partis de l'opposition politique ont critiqué le plan du gouvernement pour le sauvetage de LARCO, disant qu'il n'a pas réussi à protéger les emplois, les droits des travailleurs ou la viabilité de l'industrie.

 

M. Mitsotakis accueille le premier des 46 nouveaux avions d'Aegean Airlines

"C'est un jour rayonnant pour notre patrie, un jour rayonnant pour l'économie nationale, pour le monde des entreprises et pour tous les travailleurs d'Aegean. Parce qu'une entreprise grecque procède au plus grand investissement qui a jamais été fait dans le domaine des transports aériens, et un des plus grands investissements privés jamais faits au pays", a dit le premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, accueillant le premier des 46 nouveaux avions d'Aegean Airlines.  "Nous accueillons avec fierté le premier des 46 nouveaux Airbus d'Aegean. Une commande de taille similaire à celles des colosses du secteur", a-t-il souligné. Le premier ministre s'est référé au fondateur d'Aegean, Theodoros Vassilakis, indiquant que ses successeurs suivront son exemple et "matérialiseront sa vision pour une entreprise grecque dominant le ciel du monde". Il a dit que ce n'est pas un hasard que pendant neuf années consécutives, Aegean Airlines a été déclarée meilleure entreprise régionale en Europe. M. Mitsotakis a souligné que sa présence est également "politique" car "elle marque l'accent mis par le gouvernement dans les investissements, puisque nous sommes 8 points derrière la moyenne européenne". En parallèle, comme il l'a dit, "elle démontre notre intérêt pour des nouveaux emplois bien rémunérés, et souligne l'importance de telles initiatives dans l'augmentation des recettes publiques et la stimulation des caisses d'assurance. Tout cela se traduit par des résultats concrets et tangibles ...Voila pourquoi le gouvernement et le bon entreprenariat se retrouvent sur la même longueur d'onde sociale. Parce qu'en produisant de nouvelles richesses, le deuxième permet au premier de les distribuer équitablement, au bénéfice de tous", a déclaré M. Mitsotakis. "Le gouvernement encourage activement les entreprises qui se tournent vers les technologies de pointe, qui respectent le capital humain et suivent les exigences de la croissance verte", a dit M. Mitsotakis. En outre, il s'est référé au projet de construction de l'aéroport de Kastelli (Crète) et à l'investissement de modernisation des aéroports régionaux du pays. "La Grèce avance de plus en plus dynamiquement dans le domaine des transports aériens, renforçant sa place sur la carte du tourisme mondial", a-t-il déclaré. S'adressant aux entrepreneurs grecs avec "un sentiment de responsabilité", il les a invités à participer au redressement du pays, à investir et à faire confiance aux travailleurs grecs. "Vous sortirez vainqueurs, la patrie sortira vainqueur".

 

 

LES IMMIGRES

 

Le ministre de la Défense demande le renforcement de la présence de l'OTAN en Egée pour empêcher les flux migratoires

Le ministre de la Défense nationale, Nicos Panagiotopoulos, a demandé le renforcement supplémentaire de la présence de l'OTAN en Egée pour empêcher, comme il l'a dit, les flux migratoires venant de Turquie, lors de son intervention à la réunion des ministres de la Défense de l'OTAN, à Bruxelles. La réunion a porté sur les développements dans l'environnement stratégique de la région plus large du Moyen Orient, du Nord de l'Afrique, sur la sécurité en Afghanistan, sur l'approfondissement des relations UE-OTAN et sur des questions opérationnelles de l'Alliance. En marge du sommet, qui s'est déroulé les 12 et 13 février, M. Panagiotopoulos a rencontré son homologue turc, Hulusi Akar, avec lequel il a échangé des points de vue sur comment les discussions entre les délégations militaires au sujet des Mesures de construction de la confiance, contribueraient à la réduction de la tension dans les relations bilatérales. Comme l'a noté le ministre grec, il a souligné à son homologue turc que "pour un dialogue militaire réussi, il faudra en même temps éviter des comportements provocateurs qui minent tout effort de construction de la confiance". M. Panagiotopoulos a également rencontré ses homologues d'Estonie, Yuri Luik, du Portugal, Joao Gomes Cravinho et de la Macédoine du Nord, Radmila Shekerinska.

 

Varvitsiotis: Les centres fermés sont l'unique solution pour protéger le pays des flux migratoires accrus

"Les centres fermés sont l'unique solution pour protéger le pays des flux migratoires accrus", a dit le ministre adjoint des Affaires étrangères, Miltiadis Varvitsiotis, dans une interview accordée à la radio "SKAÏ". Précisément, se référant à la décision du gouvernement de réquisitionner des terrains pour créer des centres fermés préalables au départ aux îles du Nord-Est de l'Egée, M. Varvitsiotis a noté qu'il reconnaît l'épuisement exprimé par les habitants des îles, mais c'est la seule solution. Se référant aux relations gréco-turques, M. Varvitsiotis a dit que nos partenaires européens reconnaissent que la Turquie constitue un facteur déstabilisant dans la région.

 

Le gouvernement publie un acte législatif pour la réquisition de propriétés et de terres pour la gestion de l'affaire des réfugiés

Le gouvernement a annoncé qu'il réquisitionnera des propriétés et des terres pour la gestion de la crise des réfugiés et des migrants, a indiqué le porte-parole du gouvernement. Un acte législatif permettra la réquisition pour "des raisons d'intérêt public", a dit M. Petsas, et s'est référé à un plan intégré introduit par le gouvernement, qui se développe sur quatre axes: La protection des frontières grecques, l'accélération des procédures d'asile, l'augmentation des retours et des structures d'hébergement fermées. En parallèle, a dit M. Petsas, le gouvernement met l'accent "sur le désengorgement des îles, qui portent les plus grandes charges, et sur le soutien des sociétés locales". Selon la décision du ministre de la Migration et de l'Asile, Notis Mitarakis, lundi, les propriétés suivantes seront réquisitionnées sur les îles:

1. Zone Karavas, Lesvos

2. Zone Kritikou Lakos/Psira, Chios

3. Zone Servou, Samos

Des structures supplémentaires seront construites à côté de structures existentes dans des zones qui appartiennent à l'Etat grec sur les îles de Leros et de Cos:

4. Camp Kapetan Lazari, Cos

5. Zone Lepida, Leros

Des structures contrôlées fermées d'hébergement de demandeurs d'asile seront créées dans ces zones-ci, selon M. Petsas. Les structures fermées contrôlées auront un règlement intérieur strict et spécifique, qui concernera le fonctionnement des centres et les mouvements des personnes hébergées. Ces centres hébergeront premièrement les nouvelles arrivées, pour faciliter l'identification et la procédure d'asile, deuxièmement, ceux qui ont un comportement délinquant, et troisièmement, ceux qui n'ont pas droit à l'asile et seront renvoyés.

 

Des conseils municipaux des îles de l'Egée orientale prendront des mesures contre la décision gouvernementale de réquisition de zones

Des conseils municipaux des îles d'Egée orientale prendront une série de mesures contre la décision du gouvernement sur la réquisition de biens immobiliers et de terrains sur les îles d'Egée orientale pour la gestion de la crise migratoire. Lors d'une réunion extraordinaire, le conseil municipal de Lesbos occidentale a décidé, entre autres:

- De créer des équipes de patrouille de la région près de la zone Karava, où devrait se construire une nouvelle structure, et de créer un "Comité de lutte".

- Le déroulement d'une assemblée populaire au Centre Madamadou, le mercredi 12 février

- Inviter le ministre de la Migration et de l'Asile à assister à une prochaine réunion du conseil municipal de Lesbos occidentale

- Le recours devant les juridictions administratives et le Conseil d'Etat, contre la décision de réquisition de la zone en question

Le conseil municipal de Chios a également exprimé son opposition à la réquisition du terrain municipal de la zone "17". Il a décidé de créer un comité, avec la contribution de l'Association du Barreau de Chios et la Chambre technique, afin de faire appel contre le processus de réquisition et contre tout autre acte judiciaire lié à celle-ci. Il a également décidé qu'aucun service ou personne morale de la municipalité ne contribuera à la création de la structure.  Après la décision du conseil municipal de Mytilène (Lesbos) de ne pas accepter la création d'une nouvelle structure.

 

Numéro provisoire d'assurance et de soins de santé pour ressortissants étrangers, établi par décision ministérielle conjointe

Une décision conjointe des ministères de la Migration et de l'Asile, de l'Education et des Cultes, de la Santé, de l'Etat et de l'Emploi et des Affaires sociales, établit l'attribution d'un Numéro provisoire d'assurance et de soins de santé pour ressortissants étrangers (PAAYPA) à tous les demandeurs de protection internationale. Le numéro provisoire est publié avec la demande de protection internationale par le Service d'asile, et garantit l'octroi de soins de santé aux demandeurs d'asile et leur accès au marché du travail, six mois après leur demande. L'éventuel rejet de la demande d'asile implique la désactivation automatique du PAAYPA, alors que si la demande est acceptée, ce numéro deviendra un Numéro de sécurité sociale (AMKA). Selon le communiqué du ministère de la Migration et de l'Asile, l'objectif de cette décision ministérielle conjointe est de "remplacer l'AMKA pour les demandeurs d'asile par un nouveau numéro (PAAYPA) qui, d'une part, n'aura pas les faiblesses structurelles (inamovibilité, incapacité de désactivation), et, d'autre part, rendra possible administrative-ment l'enregistrement des dépenses de soins de santé et leur recherche -de manière étayée- à partir d'aides relatives de l'UE".

 

ECONOMIE

 

La Commission européenne prévoit une croissance de 2,4% en Grèce en 2020

La Commission européenne a publié les prévisions économiques de l'hiver 2020, estimant que l'économie européenne "devrait se maintenir sur une trajectoire régulière de croissance modérée" et que "la zone euro connaît sa plus longue période de croissance soutenue depuis la création de l'euro en 1999". Plus précisément pour la Grèce, la Commission estime que l'économie du pays s'est développée à un rythme de 2,2% en 2019, et prévoit une croissance de 2,4% cette année et de 2% en 2021, "si les efforts de reformes se poursuivent", note la Commission dans son rapport (Winter 2020 Economic Forecast). Selon la Commission, les exportations nettes ont été encore une fois le moteur principal de croissance durant les trois premiers trimestres de 2019. Malgré un ralentissement de la croissance sur certains des principaux marchés d'exportation de la Grèce, la croissance des exportations est restée solide, indiquant de gains supplémentaires en parts de marché, y compris dans le secteur du tourisme.

 

Dernière ligne droite pour le 5e Forum économique de Delphes (5-8/3)

Le 5e Forum économique de Delphes, qui se déroulera du 5 au 8 mars 2020, sera un émetteur d'idées et de visions innovantes sur le devenir européen et mondial. Plus de 500 conférenciers, représentants de plus de 32 pays, et 3.000 participants, rendent le forum un des "forums internationaux les plus importants", comme il a été souligné mercredi lors la présentation des événements qui encadreront le forum. Le thème central est "Action avec vision", et se développe sur 5 axes thématiques:

- Géopolitique et changement dans l'équilibre des puissances - développements en Méditerranée Sud-Orientale

- L'avenir de l'UE et les priorités de la nouvelle Commission

- Développements technologiques et futures tendances

- Objectifs de développement durable et défis mondiaux

- Grèce: Reformes structurelles, croissance et investissements

Le président de la République, Prokopios Pavlopoulos, assistera à l'ouverture du forum, le jeudi 5 mars, alors que l'agenda prévoit également l'intervention du premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, du vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, et du directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Tao Zhang. Aux travaux du forum participeront également le fondateur du MIT Media Lab, Nicholas Negroponte, le président du Conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne (BCE), Andrea Enria, le directeur général adjoint de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Alan Wolff, la présidente du Conseil de résolution unique, Elke König, le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, l'ancien président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et d'autres personnalités. Pour la première fois cette année, la Fondation Onassis est le conseiller stratégique de programme, inaugurant sa coopération avec le forum dans le programme pour étudiants Delphi Fellowship Program by Onassis Foundation.

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

Mitsotakis-Gentiloni: La discussion peut commencer sur la réduction des objectifs d'excédent primaire de la Grèce

Le premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, s'est entretenu avec le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni, au Palais Maximou. "Je pense que nous avons enregistré un grand progrès les sept derniers mois, ce qui se reflète dans les marchés de capitaux et dans le climat économique plus large. Nous sommes un gouvernement qui est absolument engagé sur un agenda ambitieux de reformes et nous avons été absolument crédibles dans le respect des objectifs budgétaires, en informant nos interlocuteurs que nous allons atteindre les objectifs budgétaires pour 2019 et 2020" a dit M. Mitsotakis, ajoutant toutefois que "dans le courant de l'année, bientôt et sans retard, nous allons ouvrir le débat sur la réduction des objectifs d'excédent primaire, à partir de 2021". "Je pense que cela est absolument raisonnable et je suis heureux que vous l'ayez reconnu et que vous soyez prêt à ouvrir cette discussion", a-t-il poursuivi. Pour sa part, M. Gentiloni a dit que "Oui, je pense que la Commission européenne est certainement favorable à l'ouverture de ce débat. La décision sera prise par l'Eurogroupe, mais si la Grèce maintient cette dynamique de reformes-vous avez des données financières très positives dans leur ensemble- et je pense qu'avec cette dynamique, la discussion sur ces objectifs peut être rouverte et la Commission européenne y apportera son soutien". Selon des sources gouvernementales, durant leur entretien, MM. Mitsotakis et Gentiloni ont largement discuté sur la situation de l'économie grecque et sur ses perspectives, puisqu'un progrès important est enregistré, selon les dernières données, dans une série de domaines. Les mêmes sources indiquent qu'ils ont également souligné les évolutions positives dans le domaine financier, qui se reflètent dans le traitement des titres grecs sur les marchés internationaux, ainsi que dans les notations des agences de notation financière, alors que les taux d'intérêt des obligations grecques sont à des niveaux historiquement bas. Le premier ministre a réitéré à M. Gentiloni un certain nombre de questions prioritaires sur la politique budgétaire et les réformes structurelles que la Grèce a fixées.  En outre, dans le cadre du Pacte vert annoncé en décembre 2019, ils ont discuté des actions que devrait entreprendre la Commission européenne dans le but d'atteindre l'objectif de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2030, et l'objectif principal pour une neutralité climatique d'ici 2050. M. Mitsotakis, soulignent les mêmes sources, a réitéré l'engagement de la Grèce à travailler pour une économie plus "verte" dans le cadre de ce qui a été convenu au niveau mondial et européen, et a souligné l'importance d'un financement suffisant pour une transition juste des zones de production de charbon et de lignite en Europe et en Grèce.

 

POLITIQUE ETRANGERE

Suite accord Turquie-Lybie

 

Dendias: La Méditerranée pourrait être une mer de coopération

"Nous ne formons pas un front contre la Turquie, nous formons un front de la logique", a noté le ministre des Affaires étrangères, Nicos Dendias, à la radio "Thema", soulignant que "la Méditerranée pourrait être une mer de coopération". Le ministre des AE poursuit le "marathon" diplomatique de la Grèce, et, comme il l'a annoncé, il se rendra mardi à Rome, où il rencontrera son homologue italien, Luigi di Maio, puis voyagera mercredi à Valetta (Malte). La semaine prochaine, M. Dendias voyagera en Tunisie. Il a également indiqué qu'il visitera l'Algérie, l'Indonésie et le Vietnam. "Nous voulons que les pays qui ont leur mot à dire et qui se préoccupent des affaires de la région aient une pleine connaissance des thèses grecques et qu'ils comprennent que nous représentons le côté de la logique. Si la Turquie veut intégrer ces pays, personne ne serait plus heureux que nous", a dit M. Dendias. "L'application des règles du droit international dans la région aide toutes les sociétés. La Turquie ne le réalise pas toujours, cela requiert une discussion et une explication, mais quand vous avez la logique comme arme, vous espérez toujours que l'autre côté verra finalement les choses de cette façon. C'est dans l'intérêt de la société turque", a souligné le ministre des AE. Se référant à l'entrée du navire de recherche turc "ORUC REIS" dans les eaux à l'intérieur des limites du plateau continental grec, M. Dendias a expliqué qu'il serait "bon que ce chapitre se termine". Il a noté que l'incident a peut être reçu une attention disproportionnée de la part de l'opinion publique en Grèce: "Je suis toujours de l'avis qu'il ne faut pas donner à l'autre côté l'impression qu'ils peuvent augmenter notre « température » comme bon leur semble. Cela ne signifie pas que nos réactions ne doivent pas toujours exister et être ce qu'elles doivent être". Le ministre des AE a dit que le recours à la Cour internationale de justice de La Haye pour un règlement des différends avec la Turquie n'est pas une procédure si simple. "Nous avons toujours choisi d'avoir des canaux de communication ouverts avec la Turquie. Nous avons un différend important avec la Turquie, le plateau continental", a-t-il dit, ajoutant que si la Turquie ajoute en continu de plus en plus d'affaires, "je ne vois pas qu'est ce que nous avons à discuter". "Je crois profondément que la Grèce et la Turquie peuvent trouver une solution et que cela est dans notre intérêt commun et notre destin commun", a dit M. Dendias.

 

Petsas: La Grèce a le droit international et ses alliés à ses côtés, pour la défense de ses droits internationaux

"La Grèce, toujours sereine et confiante, fait ce qu'il faut pour défendre ses droits souverains", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stelios Petsas, à la radio "Real FM". Il a réitéré que: "Nous avons le droit international avec nous, nos alliés à nos côtés, et la capacité de faire tout ce qu'il faut pour défendre nos droits souveraines". Se référant au navire de recherche turc "ORUC REIS", il a dit qu'une frégate grecque suivait ses mouvements jusqu'à ce qu'il parte, se dirigeant vers l'Est. "Il y a eu un briefing continu au premier ministre sur le développement de l'affaire", a-t-il dit, ajoutant que "le sang-froid est ce qui a prévalu". "Nous voulons toujours le bon voisinage" avec la Turquie, a dit M. Petsas, "mais quand nous voyons des actions, comme celles de la Turquie les derniers mois dans la ZEE chypriote ou les +memoranda+ invalides qu'elle a signés avec le gouvernement al-Sarraj, nous sommes obligés de prendre les initiatives qu'il faut, pour que cette attitude soit isolée, condamnée au niveau européen et international, et que tous nos alliés et joueurs de la région soient de notre côté et non pas du côté turc". "C'est ce que nous faisons, et nous continuerons à le faire, indépendamment du fait que nous sommes toujours prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour défendre nos droits souverains", a souligné le porte-parole du gouvernement. Se référant à la possibilité d'un recours à la Cour internationale de justice de La Haye, M. Petsas a indiqué que c'est une question qui est "beaucoup discutée, mais nous sommes très loin de cela. Parce que ce qui importe premièrement c'est de faire avancer les Mesures de construction de la confiance". Concernant les systèmes de missiles Patriot qu'envoie la Grèce en Arabie Saoudite, M. Petsas a expliqué que la Grèce intensifie les efforts déployés pour renforcer ses alliances. Il a dit que l'unité qui s'y rendra sera accompagnée par 130 personnes, pour servir l'unité et le centre de coordination d'informations, et que le coût sera entièrement couvert par l'Arabie Saoudite. "C'est vrai que la Grèce -aussi en raison de la crise économique- s'est retirée cette derrière décennie des pays arabes et des pays du Golfe, avec lesquels elle a toujours eu de très bonnes relations. Maintenant, nous essayons de raviver ces relations, non seulement au niveau économique, mais aussi au niveau géopolitique" a-t-il dit.

 

Dendias: La Grèce et l'Algérie s'opposent à toute forme d'intervention étrangère en Libye

"La Grèce est l'Algérie pensent qu'il faut avoir un arrêt direct des hostilités et de toute forme d'intervention étrangère en Libye", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, dans des déclarations à l'issue de sa rencontre avec son homologue algérien, Sabri Boukadoum, à Alger.  "J'ai écouté attentivement le commentaire de mon homologue selon lequel aucune entité en Libye n'est aujourd'hui légalement autorisée à signer des conventions, des contrats ou à représenter le peuple libyen", a déclaré M. Dendias, se référant au mémorandum sur les zones maritimes signé par la Turquie et le gouvernement de Tripoli. Comme il l'a dit, lors de sa rencontre avec M. Boukadoum, il a été clairement indiqué que "l'Algérie travaille pour la création d'une société stable en Libye, une société qui fonctionne, un Etat fonctionnel, et s'oppose à toute intervention militaire étrangère dans la région"."Pour l'Algérie cela est +une ligne rouge+", a souligné M. Dendias. Selon le ministre grec, les memoranda invalides et illégaux, comme aussi "le flux continu d'équipement militaire et de mercenaires, crée un énorme problème aux pays de la région, aux pays de la Méditerranée". "Cette attitude constitue une violation manifeste des résolutions relatives du Conseil de sécurité des Nations Unies", a dit M. Dendias, ajoutant que cela "entrave les efforts du Conseil de sécurité des Nations Unies et du représentant spécial M. Ghassan Salamé, et les efforts continus de la communauté internationale, c'est à dire dans le processus de Berlin". "La Grèce, un pilier de stabilité en Méditerranée orientale et un pays particulièrement intéressé par les développements en Libye, reste prête à soutenir tout effort pour une solution politique au conflit en Libye", a noté M. Dendias. Il a dit que durant sa discussion avec son homologue algérien, il y a eu un échange de points de vue sur le renforcement des relations bilatérales Grèce-Algérie, et sur des affaires régionales. "Nous partageons un voisinage, nous sommes deux pays de la Méditerranée et c'est notre voisinage et notre avenir commun", a-t-il conclu. Plus tôt, M. Dendias a été reçu par le président d'Algérie, Abdelmadjid Tebboune.

 

Réunion du Conseil national sur la politique étrangère, sous la présidence du ministre des AE, M. Dendias

Le Conseil national sur la politique étrangère (CNPE) s'est réuni, présidé par le ministre des Affaires étrangères, Nicos Dendias, pour faire le point sur les développements actuels relatifs à des questions relevant de la politique étrangère. Un consensus et une responsabilité des forces politiques a été constaté, a déclaré à la fin de la réunion le ministre des AE. Il a indiqué qu'il a informé les représentants des partis parlementaires sur "la situation en Méditerranée Sud-Orientale, les actions provocatrices de la Turquie, les allégations historiquement fausses et juridiquement infondées". "Néanmoins, j'ai expliqué que la Grèce reste engagée à préserver des canaux de communication ouverts. En ce qui est de la Libye, j'ai fait le point sur la série de contacts avec des pays tiers et la création d'un front de compréhension et de conception commune contre la violation flagrante du droit international que constituent les accords Turquie-Tripoli. La visite de Khalifa Haftar dans notre pays démontre que la Grèce a un rôle dans les développements dans la région", a-t-il dit. Concernant le processus de Berlin, M. Dendias a réitéré que cela n'a pas commencé durant le mandat du gouvernement actuel et avait été précédemment évalué d'une manière qui n'entraînait pas la participation de la partie grecque, tout en soulignant que le processus de Berlin n'avait pas réussi à enregistrer un succès en ce qui concerne le cessez-le-feu. "Le gouvernement grec a indiqué aux Allemands -et il a été probablement accepté- qu'il doit participer à la suite de cette initiative, qui passe cependant aux Nations Unies", a-t-il dit, ajoutant: "Je pense que la diplomatie grecque a enregistré le plus de contacts bilatéraux et multiples que jamais". En ce qui est des Balkans occidentaux, M. Dendias a analysé les initiatives de la Grèce pour promouvoir la trajectoire d'adhésion des Etats de la région, durant le déjeuner organisé en décembre à Bruxelles, et le sommet des ministres des AE européens qui aura lieu le 24 février à Thessalonique. Enfin, M. Dendias à Dendias a présenté la réponse grecque au gouvernement allemand sur la demande de réparations et d'indemnisation et sur le remboursement du prêt d'occupation de la IIe Guerre Mondiale. "La réponse grecque à la partie allemande est que, pour la Grèce, l'affaire n'est pas close. Nos revendications restent actives, ce que nous disons sur tous les tons", a-t-il conclu.

 

Dendias: La perspective européenne des Balkans est un objectif stratégique pour la Grèce

L’adhésion de Monténégro et des autres pays balkaniques à l’UE est un objectif stratégique pour la Grèce, a dit le ministre des Affaires étrangères, Nicos Dendias, dans ses déclarations à Podgorica (Monténégro), où il a rencontré le président du pays, Milo Dukanovic, le premier ministre, Dusko Markovic, son homologue monténégrin, Srdan Darmanovic, ainsi que le président du Parlement, Ivan Brajovic. “Nous pensons que c’est la meilleure façon de maintenir la paix, la stabilité et la prospérité dans notre région”, a noté M. Dendias. “De ce fait, je voudrais réitérer que nous sommes prêts à soutenir davantage vos efforts pour intégrer l’UE”, a dit le ministre. “La Grèce a été active dans l’application de mesures qui garantiront la sécurité et la stabilité dans toute la région plus large”, souligné M. Dendias. “Nous avons choisi la voie du respect de la légalité internationale et des relations de bon voisinage. Nous espérons suivre cette trajectoire avec tous nos voisins, dans la région plus large”.Selon le ministre grec, lors de ses rencontres il a discuté sur les affaires relatives au renforcement des relations bilatérales ainsi que sur les développements européens et régionaux.

 

Panagiotopoulos: L'accord de coopération défensive entre la Grèce et les Etats-Unis est bénéfique pour les deux parties

L'accord de coopération défensive mutuelle entre la Grèce et les Etats-Unis est le résultat de "négociations réussies avec la partie américaine", selon le ministre de la Défense nationale, Nicos Panagiotopoulos. M. Panagiotopoulos, s'adressant au Parlement hellénique à l'occasion du débat et du vote pour la ratification du protocole d'amendement de l'accord en question, a souligné que les deux parties construisent un intérêt commun, et a indiqué que l'accord est bénéfique pour les intérêts nationaux et la revalorisation des forces armées. La conjoncture géopolitique est importante, a noté le ministre, ajoutant que les Etats-Unis comprennent que la Grèce est "un pays de première ligne", un "allié et un partenaire stable et fiable", un "pilier de stabilité en Méditerranée orientale", et ce sont des faits qui augmentent le poids stratégique de la Grèce. C'est pour cette raison, a-t-il dit, que les Etats-Unis ont décidé d'intensifier leur présence dans la région. Selon le ministre, le texte en question a été le résultat de "négociations réussies avec la partie américaine, menées par une équipe commune des ministères des Affaires étrangers et de la Défense nationale". "Les négociations ont été lancées et construites, dans la bonne direction, par le gouvernement précédent (de la SYRIZA), qui vient cependant aujourd'hui refuser le travail et les fruits de ses efforts, et ne vote pas", a commenté M. Panagiotopoulos. L'accord de coopération défensive mutuelle permettra aux forces américaines d'utiliser des bases d'intérêt mutuel pour les deux pays, tels que Larissa, Stefanoviki et Marathi à Souda, et de partager certaines installations, comme le port d'Alexandroupoli.

 

CULTURE ET TOURISME

 

Gérard Mourou, titulaire du prix Nobel de physique 2018, comme partenaire extérieur dans le domaine des sciences physiques. Le physicien est né en 1944 en France, où il a fait ses études supérieures en physique. Il a été professeur pendant de nombreuses années à l'Université du Michigan, aux Etats-Unis. Son activité scientifique s'est concentrée sur la technique d'amplification par dérive de fréquence qui fut utilisée pour créer des impulsions ultracourtes de très haute puissance dans les lasers à impulsions. Pour cette invention il a reçu, conjointement avec la physicienne canadienne Donna Strickland, le prix Nobel de physique en 2018. Durant sa longue carrière scientifique, M. Mourou a également travaillé avec l'Institut de technologie et de recherche (ITE) grec, et la nouvelle Université méditerranéenne hellénique, notamment via le programme ELI (Extreme Light Infrastructure)..